Au fond, c'est pas compliqué ; je t'ai toujours aimé. Même quand je le niais, même quand je proclamais que tu ne m'intéressais pas. Ce n'était que de la foutaise. Ce que j'ai pu dire ... peut-être que je le pensais. Mais maintenant, j'ai honte de comment j'ai agis avec toi. L'hiver passé, tu sais, j'étais mélangée dans mes sentiments. J'étais un espèce de mess. J'sais pas comment le dire en français ... un trouble ? Un désordre ? Anyway. Mais avec le recul, je vois que ce que j'essayais de faire, c'est fuir l'amour. Courir avant que je devienne prisonnière de mes sentiments, prisonnière de mes volontés. Et je me rappelle, lorsqu'elle m'a demandé : '' Dis-moi... Est-ce que tu ne l'aimes pas parce qu'il ne te plait pas, ou est-ce que tu ne l'aimes pas parce que tu ne veux plus te mettre en couple ? ''. Et ben merde. Ca m'a sonné, sérieusement. Je ne savais pas quoi répondre.. C'est avec le recul que j'ai remarqué que j'étais amoureuse de toi. T'avais tout ce que j'avais toujours voulu, chez un gars. Les qualités, les valeurs, les traits de caractère, le physique.
So afraid for love to come
around your heart again when
it's the only thing you need.
Mais en fait, j'avais peur. C'est ça qui m'empêchait d'être heureuse. Je ne voulais pas revivre ce que j'avais enduré il y a quelques années. Non, jamais. Mais je ne pouvais m'empêcher de me poser des questions à ton sujet. Me trouve-t-il belle ? Parce que lorsque je t'ai revu, en décembre 2008, je t'ai trouvé beau. Vraiment. De mon goût, tu vois. Mais je ne ressentais rien, à ce moment-là. Et à cette soirée... je m'étais promis de me mettre à mon avantage. Nouvelle veste, nouveau t-shirt, beaux jeans, cheveux frisés ... ouais. Je voulais que tu me trouves jolie, enh. C'est peut-être un peu pathétique mais ... Argh. Sur le coup, je croyais que je faisais ça involontairement. Mais maintenant, je sais que je le faisais en particulier pour toi. Et c'est plein de petits détails comme ça qui m'ont ouvert les yeux : je suis amoureuse de toi, bordel. Mais après cette soirée, un malaise s'était installé. Normal, après ce que nous avions fait. Rien de grave, bien sûr ... mais ce n'était pas amical. On ne fait pas ça entre amis. Non. Okay, nous n'étions pas dans notre état naturel, mais il n'en reste pas moins que ... c'était tendu entre nous. Et ca a continué comme ça durant toute la saison, malheureusement. Comme si on était pas capables de passer par-dessus. Deux personnes normales (je ne dis pas que nous sommes bizarres), mais deux personnes n'ayant aucuns sentiments amoureux pour l'un et l'autre auraient continué à rester bons amis, et à faire comme si rien ne s'était passé. Mais nous ? Nous, on a été perturbés. Psychologiquement. Dans notre cerveau, ça ne fonctionnait plus clairement.